• Hey toi !

     

    Je viens à peine d'arriver que je vais devoir t'annoncer mon absence de quelques temps peut-être, je dois bosser pour mes examens donc malheureusement, je préfère ne pas trop m connecter sur ordi -je suis facilement dépendante de ce truc qu'on appelle la technologie ^^-

     

    En espérant que tout roule pour toi,

     

    Bisou !

     

    Louise


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  • Hey toi !

    Il est vrai que je pouvais trouver à cet article plusieurs noms comme "comment j'ai perdu 25 kilos en 10 mois", ou "comme suis-je passé de la sédentarité à l'activité ?". Mais, il me semblait primordial de te communiquer d'abord à quel point, le sport,  ce n'est pas une corvée pour atteindre ses objectifs; mais une passion dont tu ne t'en lasses plus.

     

    Dans cet article, toi , je te demanderai d'être bienveillant dans ta lecture. Car ce que je vais te dévoiler, c'est très dur pour moi aussi.

     

    ________

     

    Avant de faire du sport, j'étais une fille qui dessinait beaucoup. Le dessin était une passion qui avait bercé mon enfance, mais étrangement, le dessin commençait à m'ennuyer.

     

    En 2018, j'avais passé une  année scolaire catastrophique : j'étais jalouse, impulsive, pleurnicharde, colérique, je n'aimais que ma personne mais ironie du sort, je n'avais aucune confiance en moi. Je crachais sur tout le monde car je me sentais inférieure, laide, indésirable et j'en passe. Bien sûr, c'était pas mon physique qui me rendait laide, mais mon comportement. Or mon comportement s'influait de par mon manque de confiance en moi et il est là, le cercle vicieux. 

    Le soucis, c'est que même si ces mots sont durs : j'étais grosse. Et je ne dis pas ça pour être méchante volontairement : j'étais médicalement désignée comme une personne atteinte d'obésité; je mesurais 1m60 pour 90 kilos. 

     

     

    Comme suis-je tombée amoureuse du sport ?

     

    Comme suis-je tombée amoureuse du sport ?

    Je décide de me reprendre en main, et je demande à ma mère de m'inscrire dans une salle de sport. Elle accepte difficilement, elle se dit que je ne vais pas y aller souvent car je ne vais pas aimer. Maman, heureusement que tu n'as pas refusé. 

     

    Il est vrai qu'en allant dans cette salle, j'étais déterminée. Et je le suis toujours ! Mais je n'arrivais pas à m'enlever l'idée de la tête que la salle, c'est un monde superficiel remplis de gens arrogants, trop beaux et super bien musclés, qui se snappent toujours sur le tapis vitesse 15 km/h...

     

    Jusqu'à ce que je mette mes pieds dans la salle, et que je rencontre Nicolas, l'instructeur de BodyAttack. Il était fin, mais vraiment fin, et j'avais du mal à imaginer ce type coach. Il ne répondait pas à mes préjugés.

     

    Il m'a montré le râmeur -une sorte de machine de torture ou tu travailles ton cardio et tout tes muscles à la fois ahahaha-, j'ai dû en faire une heure, et le gars m'encourageait comme personne ne l'avait jamais fait. Je me sentais forte, supérieure à l'ancienne Louise. 

     

    Il m'a ensuite donné rendez-vous à 16h pour mes premiers cours de bodyattack et combat : j'ai pas assumé. Je suis rentré chez moi à 21h, claquée, les vêtements trempés, je ne sentais plus mon corps. Mais j'étais tellement, tellement, tellement fière de moi.

     

    Durant cette époque, j'avais un petit copain dont j'étais follement amoureuse. Cependant, quand il se passait des choses, je me sentais tellement laide, et il le ressentait ce mal-être aussi. On a rompu, quelques mois après, j'ai souffert, parce que j'étais vraiment tombée amoureuse. Mais la salle de sport était la seule chose qui m'aidait à me sentir mieux : quand j'y allais, je ne pensais vraiment plus à rien. Ma tête était vide, je m'amusais, courais, transpirais, pleurais parfois; j'extériorisais tout ce qu'il fallait que mon corps élimine, que ce soit la graisse comme la mauvaise mine. Mon but, c'était d'évoluer. 

     

    Le 6/7/2018, je pesais 86.7 kg. J'avais perdu du poids, je me sentais heureuse, je bougeais sans arrêt, j'aimais le sport et le sport m'aimait. J'étais la fille -et je le suis toujours- la plus forte et ambitieuse. Et c'est là que j'ai rencontré J-D, mon coach et le gérant de cette salle. Et Leah, aussi, la première femme dont j'étais tombée amoureuse. Et Alexia, la meilleure amie de Leah. J-D, c'est un homme dur, stricte, vieux-jeu, taquin; un peu beauf sur les bords, fit et il aime les femmes blondes à belles formes et à ventre plats. Alors, dit comme ça, on dirait que ce J-D est un vrai connard -d'ailleurs très peu l'apprécient à cause de ce caractère-. Et pourtant, il est le pilier de ma progression : il m'a coaché gratuitement et personnellement alors que le coaching personnel est payant, il m'a laissé le remplacer dans certains cours lorsqu'il était occupé, il me criait dessus quand j'abandonnais et il me rappelait toujours mes objectifs. Leah, quant à elle, était la plus belle femme du monde. Elle avait la trentaine, elle était fine et musclée, avait un visage d'ange et un sourire magnifiquement raffiné. Elle est celle qui m'a fait aimer le BodyAttack, et Dieu sait que je ne la remercierai jamais assez pour ça. Alexia, amie de Leah, était assez cool : elle voulait devenir coach sportive et elle fut la première à savoir que j'avais pour idée de faire ce boulot là. Hélas... J-D et Leah se sont disputés. Et les meilleures amies sont parties. Et m'ont laissé. Ce fut dur pour moi. 

     

    Mais j'ai continuais. 

     

    Le mois de septembre arrive, je suis belle et rayonnante pour la rentrée. Je suis bien plus sûre de moi, et je suis amie avec tout le monde. D'ailleurs, je remercierai jamais assez mes camarades d'avoir oublié l'ancienne moi que j'étais. 

     

    De novembre à janvier, je pesais entre 78kg à 75kg. 

     

    Comme suis-je tombée amoureuse du sport ?

     

    Comme je fais du théâtre, et que je jouais dans toute ma ville, je devais répéter. Beaucoup. Et donc moins aller à la salle -mais j'y allais au moins trois fois par semaines, faut pas déconner ahaha-. Je continue à perdre du poids, à bien me nourrir (parce que oui, l'alimentation jouait UN ÉNORME RÔLE), jusqu'à ce que je rencontre le cauchemar allégorique qu'était Alejo, mon ex. 

     

    Il ne m'a jamais encouragé. Son tripe ? Se moquer de mes objectifs, dire que j'étais encore trop grosse pour devenir coach, que le bodycombat et attack "c tro facil" et il me trompait. Par dessus le marché.

     

    Mais, rassure-toi : moi, j'avais désormais de l'estime pour ma personne. Alors même si je l'aimais, les gueux matchos sexistes  dans son genre, ça dégage de ma vie !

     

    Entre le mois de mars et avril, je stagne à 67 kg.

     

    Comme suis-je tombée amoureuse du sport ?

    Comme suis-je tombée amoureuse du sport ?

     

    Ça me gonfle fort, et je fais une crise de boulimie : je ne vomis pas, mais je fais du sport dès la moindre calorie consommée, et je complexais sans arrêt. (Eh oui, la boulimie, c'est pas que quand tu te forces à vomir ton repas !)

     

    Comme je mange que de la salade (comme une idiote), mais que je vois que je perds pas un gramme, bah je rebouffe de la merde. Et puis là, deux kilos sur ma balance. 

     

    Mais crois-moi, ces deux kilos sont arrivés au bon moment puisque je décide de me reprendre en main !

     

    Aujourd'hui, je pèse 66 kg. Mon objectif? 56 kg, et avoir des abdos PUTAING. Et je me rends compte que, le sport, ça m'a forgé un mental d'acier. J'ai toujours envie de me dépasser, d'être meilleure que ce que j'étais la veille. Tous les jours, même quand tout va mal. Et je dis pas ça parce que c'est joli, c'est beau, c'est rose : je suis vraiment, vraiment devenue accro au sport. Et c'est la meilleure drogue que je puisse connaître. 

     

    N'oublie jamais que tu n'as pas à ressembler à qui que ce soit. 

     

    Que tu n'as pas à vouloir le corps d'une personne.

     

    Et surtout, souviens-toi de tes objectifs lorsque tu penses abandonner. 

     

    Comme suis-je tombée amoureuse du sport ?

     

     

     


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  • Bien le bonjour à toi !

    Aujourd'hui, j'ai décidé de te parler de mon expérience sur instagram qui s'avérait être un véritable fiasco. (Et en passant, faire une sorte de prévention quant aux risques dont on est exposé face à ce réseau social).

     

    Tout commence il y a un an, lorsque je me décide d'entreprendre mon corps pour me sentir mieux et avoir le body que je pensais être le plus correct pour moi. 

    Je changeais alors mon alimentation, et je prenais pour objectif ce genre de personne : 

     

    J'ai testé pour vous Instagram...

     

    Alors oui, je trouve ça pas terrible aujourd'hui. Je n'ai plus les mêmes attentes et même si je n'aimais pas ce corps, je l'avais pris pour goal parce que c'est ce que la société exige de moi : être une taille de guêpe sans abdo parce que les hommes n'aiment pas ça, avoir un gros booty, des cuisses énormes et un bassin surdimensionné; bref : être l'utopie d'une parfaite escroquerie ! 

     

    Sache, petite lectrice, que ce corps là n'est qu'un mensonge. 

    Tout y est pour te plaire : la posture, les vêtements, le joli visage de la fille. Ce serait mentir que de cracher sur l'esthétique de cette photographie, mais qu'en est-il de la réalité ?

     

    Instagram ne connait pas ton corps, ni encore moins tes objectifs et il essaye de t'en fabriquer à partir de l'attende des autres, de la société. Tu n'es pas obligé.e de suivre ces diktats de beauté contemporains. Si tu es une fille qui souhaite avoir des abdos, alors travaille. Si tu es un garçon qui veut avoir un fessier plus gros et plus ferme, alors travaille aussi. 

    Depuis la célébrité de la famille Kardashian, la femme est aujourd'hui soumise à des moeurs et une idéologie superficielle répandue : hypersexualisée, elle se doit d'avoir des formes généreuses sans être grosse et névrosée par la nourriture, et les hommes se doivent de mesurer plus d'un mètre quatre-vingt, et peser cent kilos de muscles en ne faisant que du ping-pong. Utopie, je te le dis. 

     

    Ton corps ne prend pas du muscle comme les autres, ne prends pas non plus de graisse de la même manière : nous ne sommes pas tous des Barbies. Moi par exemple, je prends du muscle très rapidement au niveau des cuisses, mais Dieu sait que je galère pour les abdos (quelle injustice snif). D'autres prennent de la graisse au niveau des fesses mais pas au ventre. Certain.e.s ont une morphologie qui font qu'ils ou qu'elles ont une cambrure prononcée, d'autres une taille moins présente; bref : nous sommes tous différents. 

     

    Si tu veux avoir un objectif net et précis, tu devrais essayer de t'informer, et de comprendre ce que toi, tu veux vraiment. 

     

    Par exemple, moi, je ne pourrai jamais ressembler à la fille plus haut : parce que mon corps ne répond pas aux même rapport calorique (elle est plus sèche que moi, donc elle doit consommer moins de graisse), que ma morphologie n'est pas comme la sienne (j'ai pas une taille ultra prononcée), et surtout, je n'ai pas envie de lui ressembler. Moi, mon tripe, c'est les abdos  et les fessiers moins gros. Alors oui, ça fait masculin, oui, ça fait bonhomme, oui je risque de moins plaire aux garçons. Mais au final, est-ce vraiment le plus important ?

     

    Quand tu commences le sport, c'est pour toi et pour personne d'autre. Tu ne dois ressembler à personne, tu dois te plaire avant de plaire aux autres. Ne cherche pas à être le ou la meilleure en surpassant quelqu'un. Tu ne dois pas être en concurrence avec les autres, parce que tu es ton propre concurrent, ton propre rival. 

     

    Raison de plus pour ne pas chercher à ressembler à tout prix à cette femme : esthétiquement, elle est ce que l'on pourrait qualifier de "bien foutue". Mais les "fitgirls" (j'ai horreur de ce mot, on dirait le nom d'une secte) travaillent très peu l'endurance du corps. :) Elles ont le physique, mais pas la force -du moins, d'après ce qu'on nous montre sur instagram-. 

     

    Je voudrai souligner une chose : je ne dis pas que ce genre de physique est à bannir, absolument pas. Mais ce qu'instagram nous communique en nous faisant bien comprendre que si l'on ne ressemble pas à ça, on est rien; ça c'est intolérable. 

     

    N'oublie jamais que tu es ton propre chef, ton propre rival et qu'avant d'être l'objectif des autres, tu es TON objectif.

     

    J'te laisse, je dois vite travailler le dos. Bisou !

     

     Ps : le principe de mettre en avant ce que l'on considère d'acceptable dans notre société n'est pas propre à Instagram. Tu peux rencontrer une situation similaire sur snap, facebook, et autre truc bidule que je ne connais pas. 


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